Mobilisation ! Pour un service public de la petite enfance

Pendant une campagne présidentielle, on promet, on promet on promet.

Ils veulent qu’on aille travailler (nous aussi d’ailleurs), mais toujours pas de structures pour garder nos bébés.
9 enfants sur 10 sont refusés des crèches publiques, pendant que des crèches privées à but lucratif naissent, que des crèches clandestines pullulent… Et alors que M. Hollande prévoyait de construire un service public de la petite enfance

Combien sont les parents qui reçoivent une lettre de leur mairie disant: ” j‘ai le regret de vous annoncer, que la demande que vous avez formulée “… BIIIIP ! On a compris, il n’y a pas de places en crèches… Mais, nous il faut quand même que nous allions travailler ou chercher du travail et nous avons cru comprendre pendant la présidentielle que M. Hollande il s’était engagé.

Alors oui, il n’y a pas que François qui décide, il y a Marisol aussi et puis Dominique… Les pouvoirs publics,  La CNAF (Caisse nationale d’allocations familiales) et puis les collectivités, les conseils généraux, tout ça tout ça… Nous le savons !

Ce que nous savons aussi, c’est qu’il faut des places en crèches publiques collectives, parce que cela va créer du travail et réduire le chômage. Nous savons qu’une place en crèche pour toutes et tous ceux qui veulent en faire le choix, permettra de réduire les inégalités hommes-femmes, elle permettra aussi d’accomplir son travail ou d’aller en chercher un. Pour ce faire, seul un service public national et local de la petite enfance peut s’y atteler.

C’est pourquoi nous demandons au Président M. Hollande, à Madame Marisol Touraine Ministre des affaires sociales et à Madame Bertinotti, Ministre déléguée à la famille de présenter aux  français et françaises le tableau de bord du plan d’actions pour y parvenir.

Rendez-vous le 17 octobre 2012.

 

 

Qui va garder les Enfants ? Alternatives économiques

Qui va garder les enfants ?

Claire Alet

Alternatives Economiques Poche n° 051 – septembre 2011 - http://www.alternatives-economiques.fr/qui-va-garder-les-enfants_fr_art_1101_55037.html
En dépit de promesses gouvernementales maintes fois répétées, les solutions d’accueil des enfants en bas âge sont toujours insuffisantes. Un manque dont les femmes sont les premières victimes.
J’ai le regret de vous informer que nous ne pouvons pas attribuer une place en crèche à votre enfant. Sur 138 demandes, nous ne disposons que de 12 places. ” Ce courrier municipal, adressé à de jeunes parents de la Seine-Saint-Denis, ne représente pas un cas isolé. En 2010, sur 2,5 millions d’enfants de moins de 3 ans, plus de la moitié étaient gardés par un de leurs parents, sans que cela ne procède d’un véritable choix. Dans un rapport sur le développement de l’offre d’accueil de la petite enfance (les 0-3 ans) publié en juillet 2008, la députée Michèle Tabarot [1] évaluait le manque de places entre 200 000 et 400 000.
Des dépenses fortes mais insuffisantes
Un problème majeur pour les familles et, surtout – la division sexuelle des tâches étant ce qu’elle est -, pour les mères. Comme le note Dominique Méda, chercheuse au Centre d’études de l’emploi : ” L’arrivée massive des femmes sur le marché du travail à partir des années 1970 ne s’est pas accompagnée d’un développement suffisant des modes d’accueil et de garde pour les plus jeunes. ” Continue reading

Economie de la petite enfance, quels enjeux ?

http://debat69.org/Petite-enfance/2-L-economie-de-la-petite-enfance/Economie-de-la-petite-enfance

Par Yves Fournel , adjoint au maire de Lyon, chargé de l’éducation et de l’enfance, Président du réseau français des Villes éducatrices, et coordinateur de l’Appel de Bobigny.

ÉCONOMIE DE LA PETITE ENFANCE :QUELS ENJEUX ?

Un berceau d’EAJE coûte environ 34 000 € en investissement, foncier compris. Donc, les 300 000 berceaux à créer sur la prochaine législature demandent un financement de 10,2 Md € partagés entre les collectivités, l’Etat ou la CNAF, voire les entreprises, soit 2,04 Md € par an.

Deux mesures peuvent en limiter le coût, le remboursement intégral de la TVA sans délai aux collectivités et l’octroi de prêts à faibles taux sur 20 ou 30 ans aux collectivités pour en étaler l’amortissement.

Ce plan d’investissement serait producteur de 37 500 emplois sans compter les travaux, et donc contribuerait aussi à la réduction du chômage et du déficit des fonds sociaux.

En fonctionnement, le coût horaire est entre 9 et 10 € et le coût annuel d’un berceau est de 16 000 € pour 1800 h en moyenne (9h x 5 jours x 40 semaines).Les parents payent environ 1,5 € par heure et la ville et la CAF environ 4 € par heure chacune. Sur un an, cela représente environ par berceau 2700 € pour les parents, 6600 € pour la ville et la CAF.
300 000 berceaux supplémentaires représenteraient donc chaque année 1,98 milliards d’euros pour les villes et autant pour la CNAF en fonctionnement.  Continue reading